Les usages de Gallica
Notice Bibliographique :
Lupovici Catherine, Cloarec Thierry, Charentenay France de. Les usages de Gallica. [en ligne], Bulletin des Bibliothèques de France, 2003, n° 4, p. 40-44
Disponible sur :
<http://bbf.enssib.fr/sdx/BBF/pdf/bbf-2003-4/06-lupovici.pdf> (Consulté le 30 janvier 2006)
Auteurs :
Catherine Lupovici : directrice du département de la Bibliothèque numérique, à la Direction des services et des réseaux de la BnF. Elle a publié des articles sur les documents électroniques et les bibliothèques numériques dans le BBF et dans Documentaliste-Sciences de l’information
Thierry Cloarec : titulaire d’une maîtrise de lettres, a été, auparavant, responsable du Pôle recherche à la Mission scientifique.
France de Charentenay : titulaire d’une maîtrise de sciences et techniques de médiation culturelle, option Musée et patrimoine, travaille au département des Cartes et Plans à la BnF
Sujet : Analyse des bibliothèques numériques en ligne à travers Gallica.
Mots clés : Gallica, bibliothèques numériques, BibUsage, étude des usages.
Définitions :
Gallica : propose un accès à 70 000 ouvrages numérisés, à plus de 80 000 images et à plusieurs dizaines d'heures de ressources sonores. Cet ensemble constitue l'une des plus importantes bibliothèques numériques accessibles gratuitement sur l'Internet : http://gallica.bnf.fr/
Projet BibUsages : Le projet de recherche BibUsages sur les usages d'une bibliothèque électronique en ligne a été subventionné par le Ministère de la recherche dans le cadre d'un appel à projet RNRT (Réseau National de Recherche en Télécommunications) sur les nouveaux usages, lancé fin 1999. Il a été conduit en partenariat avec France Télécom Recherche et Développement, pilote du projet et participant avec son secteur de recherche en sciences cognitives. Il s'est déroulé d'octobre 2001 à janvier 2003.
Résumé informatif :
Internet offre une quantité considérable d’informations. Les bibliothèques en ligne permettent de structurer cette information et de proposer des données spécialisées. Cet article analyse les besoins et les comportements des usagers face à ce type de service. Les modalités d’accès et la facilité de navigation jouent également un rôle sur les conditions d’utilisation des bibliothèques en ligne. Après quatre ans de mise en ligne, la Bibliothèque Nationale de France a souhaité effectuer une étude sur les usages et la fréquentation de Gallica. Cette analyse est construite sur des statistiques des systèmes informatiques et des enquêtes en ligne.
Dès sa mise en place en 1997, Gallica a été observé afin d’identifier le type de public ainsi que de cerner ses besoins. Les résultats ont permis de développer les contenus et d’améliorer l’interface utilisateur pour la mise en ligne de toutes les collections numériques en janvier 2000. Les thèmes abordés dans ces enquêtes portent sur les requêtes effectuées et sur le type de documents consultés. De plus un questionnaire a permis d’établir des profils d’utilisateurs. Le public de Gallica est constitué essentiellement de chercheurs, d’enseignants et d’érudits. Le nombre de documents en ligne s’est accrue ce qui permet d’élargir son accès au grand public. Au niveau des fonctionnalités de recherche, Gallica reprend les modalités présentes sur Internet. Les champs de recherche correspondent aux métadonnées issues des notices catalographiques. La recherche peut aussi se faire en texte intégral. L’accès aux documents peut être possible par des liens mentionnés sur le site ou par des liens externes.
L’étude de Gallica provient d’un projet de recherche sur les bibliothèques électroniques en ligne mis en place par BibUsages en partenariat avec France Télécom Recherche et Développement. Ce projet a pour but de cerner les besoins et les pratiques des utilisateurs des bibliothèques en ligne, d’évaluer les impacts de ces usages sur l’évolution de ces bibliothèques et de dégager des tendances sur l’évolution des services numériques sur le réseau haut débit. La réalisation du projet comporte trois phases. La première consiste à établir une enquête qui a permis d’identifier des profils d’utilisateurs en termes de typologie socio-démographique. La deuxième phase a constitué un panel d’utilisateurs qui ont été étudiés pendant six mois. La dernière partie est destinée à la réalisation d’entretiens sur un sous-ensemble du panel afin de connaître précisément les pratiques des utilisateurs selon un contexte donné. Les entretiens reposaient sur une grille d’entretien composé de trois thèmes : les pratiques générales d’Internet, les connaissances et pratiques du site de la BNF et de Gallica, et la comparaison entre les bibliothèques classiques et numériques. Les résultats du projet sont consultables dans un rapport public édité sur le site suivant : http://bibnum.bnf.fr/usages/bibusages_rapport.pdf. Les points intéressant la BNF et son offre de bibliothèques numériques portent sur l’intensité de l’usage du web, la durée des sessions (environ 30 minutes par session), l’audience des sites visités (surtout les portails généralistes), les moteurs de recherche utilisés (essentiellement Google). En ce qui concerne plus particulièrement Gallica, elle arrive en tête des 17 sites identifiés comme bibliothèques électroniques. Cela peut s’expliquer par la richesse de son fond. Les entretiens ont permis de cerner les profils d’utilisateurs. Ce sont généralement des personnes occupant des postes de cadre et utilisant fréquemment internet. Les profils sont le « chercheur d’information » (Gallica est une source d’information), « le bibliophile » ( Gallica est l’intermédiaire avec l’objet-livre), « le lecteur à l’écran » (la lecture est rare, on parle plus de navigation).
Cette étude de BibUsages indique que les bibliothèques numériques font partie intégrante des ressources informationnelles et culturelles et non des concurrentes des sphères marchandes de biens culturels.
Commentaires :
Cet article présente la mise en œuvre et les objectifs de l’enquête menée par BibUsages sur les pratiques d'une bibliothèque électronique en ligne et en particulier sur Gallica. La Bibliothèque Nationale de France souhaitait connaître l’impact et les pratiques des usagers de sa bibliothèque numérique en ligne.
L'article reprend le déroulement de l'enquête et rend juste compte des résultas. Il ne commente pas les résultats et n'approfondi pas les conséquences de cette analyse. Il aurait été intéressant de savoir comment la Bibliothèque Nationale de France a interprété ces résulats et les actions mises en peuvre pour perfectionner Gallica.